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Un cookie de tonnerre

Cookies au chocolat blanc Ivoire et speculoos
croustillant épicé moelleux beurré


    Gastelovore commence à fourmiller... notamment de recettes de cookies... mais que voulez-vous, par chez moi le ciel pleure... et la température n'est pas des plus chaleureuses... il faut bien trouver réconfort lorsque le printemps se cache... et ces cookies là consolent tout à fait. Et pourtant... normalement Gastelovore et le chocolat blanc... ce n'est pas du tout comme les doigts de la main... on ne passe pas de temps ensemble... on ne part pas en vacances ensemble... on ne s'aime pas vraiment... et... pourtant... l'association chocolat blanc speculoos a titillé nos papilles... ça sonnait bien sur le papier... du coup en s'est mis en cuisine... et pour aujourd'hui... on s'est parfaitement supporté.

La vérité sur bébé speculoos

Speculoos
beurré croustillant épicé


   Je ne sais pas pour ce qui vous concerne, mais de mon côté, ne faisant pas partie de la Cour de Belgique la Maison Dandoy ne me fournit malheureusement pas en speculoos. Il faut donc que je me concocte moi-même ces petites douceurs.

   Réaliser ce traditionnel biscuit belge, ou hollandais, ou les deux - je ne sais pas vraiment - est chose envoûtante. L'association des épices met en émoi les émotions olfactives, tant pendant la préparation de la pâte que pendant la cuisson de cette dernière, puis s'affolent ensuite les papilles. Le plus délicat dans tout cela est de laisser séjourner plusieurs heures la pâte au froid et de patienter une nouvelle fois que les biscuits refroidissent et durcissent complètement à la sortie du four avant de les déguster... mais quel suavité et quel bonheur une fois les papilles réconfortées.

Le Jardin des poulpes

Biscuits au cacao et à la châtaigne
beurré croustillant boisé chocolaté



   Quand je suis tombée sur mon paquet de farine de châtaigne dans un de mes placards, j'ai tout de suite eu envie de biscuits. Puis de pommes. Parce que les châtaignes et les pommes ça va vraiment bien ensemble. Mais je suis revenue à mes biscuits et je me suis rappelée les biscuits au cacao et à la châtaigne d'Edda, biscuits qui m'avaient laissée bavant devant mon écran. Quelques heures ont passé et j'ai enfin eu les merveilleux biscuits d'Edda.

Les plaisirs et les madeleines

Madeleines de Philippe Conticini
moelleux beurré dense


   Madeleine [madlɛn] n.f. - 1223 faire de la Madeleine du latin Magdalena "femme de Magdala", pécheresse célèbre de l'Evangile. Petit gâteau sucré à pâte molle, de forme ovale, au dessus renflé.

   Mais pourquoi cette petite douceur se nomme-t-elle comme cela ? Plusieurs pistes existent. La première nous amène en Espagne à l'origine du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle où une certaine Madeleine offrait aux pèlerins un gâteau aux œufs moulé dans une coquille Saint-Jacques, symbole du pèlerinage. La deuxième nous emmène au temps de Madame de Sévigné ou de Blaise Pascal, au XVIIe siècle. A Commercy, la cuisinière de Jean-François Paul de Gondi, le cardinal de Retz, Madeleine Simonin, lui concoctait ces petits gâteaux. La troisième piste nous conduit un siècle plus tard avec Madeleine Paulmier. Cette dernière, au service de la marquise Perrotin de Barmont, aurait préparé ces petits gâteaux en 1755 pour l'aristocrate polonais et duc de Lorraine Stanislas Leszczynski - ancien roi de Pologne. C'est chez lui, lors d'une réception dans son château à Commercy, que Madeleine Paulmier les aurait cuisiné. Stanislas Leszczynski était en effet confronté à un conflit en cuisine et n'avait plus de dessert à présenter à ses convives. C'est à ce moment là que Madeleine Paulmier proposa sa recette héritée de sa grand-mère, recette qui ravira les hôtes. On dit ensuite que Stanislas Leszczynski, heureux, aurait appelé ces petits gâteaux en l'honneur de leur pâtissière.

   Cependant, c'est en 1806 que la première recette de "Pâte à la Madeleine" apparaît dans Le Cuisinier impérial d'André Viard, auteur culinaire et chef jusqu'à la période de la Restauration. En 1828, Antonin Carême y consacre un chapitre dans son Pâtissier royal parisien où il apporte, fidèle à lui-même, d'importantes précisions techniques. En 1873, Jules Gouffé donne une recette de madeleine très détaillée dans son Livre de pâtisserie.

    Vous avez envie de lire ces recettes dans l'ouvrage original ?

- pour lire la recette d'André Viard, rendez-vous page 368 du livre dans son Cuisinier impérial (ici).
- pour lire la recette d'Antonin Carême, rendez-vous page 157 de son Pâtissier royal parisien (ici).
- pour lire la recette de Jules Gouffé, rendez-vous page 298 de son Livre de pâtisserie (ici).

   Pour goûter aux fabuleuses madeleines de Philippe Conticini, rendez-vous plus bas.